Le retour des grands vols

  • Stéphan Carbonnaux

Le 15 juillet, alors que nous découvrions en bord de route nationale une chouette hulotte tapée par un véhicule (lire l’article de Marie ci-après), nous observions les premiers grands rassemblements de milans noirs sur le piémont pyrénéen. Paul Géroudet note avec justesse dans ses Rapaces d’Europe : « Comme chez le Martinet noir, l’exode estival surprend : en somme le Milan noir est un oiseau tropical qui ne remonte dans la zone tempérée que pour les cinq mois nécessaires à sa reproduction. » Ce dimanche, journée superbement ensoleillée, les milans noirs formaient çà et là de petits groupes profitant des courants chauds ascendants, auxquels se sont mêlés quelques buses variables et un aigle botté. Il y avait manifestement la famille qui a niché tout près de la maison, dans un bois de chênes et de vieux châtaigniers. Nous avions observé le premier milan noir local le 13 mars, décrivant un itinéraire à faible hauteur très fréquemment emprunté ces cinq derniers mois. Après nous avoir gratifié de très beaux spectacles aériens – le milan noir est un as des as - , les voilà déjà partis. Les martinets noirs, eux aussi, désertent le ciel. Hier, leurs effectifs avaient fondu au-dessus des toits de la ville.


Ce n’est pas sans pincement que nous assistons au retour des grands vols, car s’ils nous assurent des visions magnifique, ils « vident » le ciel de certains de ses plus beaux voiliers. On ne profite jamais assez des milans et des martinets !

 

Je rappelle que mardi soir, nous parlerons d’ours et du Cantique de l’ours, notamment, sur Radio Courtoisie (cf. article plus bas).


Stéphan

 

 

 

Artzamendi © 2015 -  Hébergé par Overblog