Robert Hainard : le réel, la nature et l'art

  • Stéphan Carbonnaux

"(...) Peu d'individus ont le don de percevoir le réel brut. Il y faut une fraîcheur de sensation, un contact immédiat qui doit fort peu à l'instruction. (...)
Le réel est comme le renard qu'on observe : lâchez-le de l'oeil, et il n'est plus où vous croyez qu'il est. Il faut des esprits sauvages pour saisir ce qui est, pour garder vivant ce contact (...)."

Robert Hainard, Images du Jura sauvage, Genève, 1983.

"Aussi surprenant que  cela puisse paraître, ce n'est pas l'animal en pleine course qui demande une rapidité d'observation particulière. Les membres du lièvre s'articulent à chaque bond de la même manière. Les escargots et les nuages, c'est une autre histoire. Ils bougent sans que l'on y prenne garde. Ils se déforment insidieusement, perpétuellement."

Robert Hainard, entretien avec Nicolas Crispini, 18 mai 1989.

Citations extraites du très bel ouvrage La trace, Approche de Germaine et Robert Hainard de Nicolas Crispini, Editions Slatkine, (1996), sur lequel nous reviendrons lors d'un prochain article.

Cliché pris dans la forêt slovène.
Crédit : Stéphan Carbonnaux 


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