Annonce chroniquée d'Artzamendi : les derniers livres de Jacques Baillon, auteur "lupin" à suivre de près

  • Stéphan et Marie Carbonnaux
Annonce chroniquée d'Artzamendi : les derniers livres de Jacques Baillon, auteur "lupin" à suivre de près

Jacques Baillon est un naturaliste et protecteur de la nature de longue date. Fondateur et administrateur de plusieurs associations régionales ou nationales (il fut notamment un des cofondateurs et un administrateur du Groupe Loup France), il a également co-organisé des colloques importants sur la grande faune française, au Muséum d'histoire naturelle d'Orléans.

 

Jacques Baillon est aussi un des auteurs "lupins" les plus prolifiques de notre pays. Ses ouvrages s'appuient sur des recherches poussées et participent d'une meilleure connaissance des loups et de leur coexistence avec le monde rural d'autrefois.

 

 


Auteur de Nos derniers loups, les loups, autrefois en Orléanais, histoire naturelle, folklore, chasse (1990), de Le loup, essai de bibliographie, (1994) et de Le loup, autrefois, en forêt d'Orléans (2011), il a publié cinq nouveaux ouvrages ces dernières années, présentés ci-dessous, et que je vous recommande vivement.

 

Stéphan Carbonnaux

 

 

Présentation de l'auteur par l'éditeur TheBookEdition

 

Jacques Baillon s'intéresse en autodidacte à la faune sauvage depuis 50 ans. A partir des années 1970, il se passionne plus particulièrement pour les cervidés puis pour les grands prédateurs. En 1990 il publie "Nos Derniers loups , les loups, autrefois, en Orléanais, histoire naturelle, folklore, chasse", édité par l'association des Naturalistes Orléanais, puis, en 1994, une plaquette : "Le loup, essai de bibliographie", ainsi qu'une petite brochure "Le Muséum présente le loup" à destination du jeune public du Muséum de Bourges. Il collabore en 2004 et 2008 à l'organisation de deux colloques internationaux sur le loup et le lynx au Muséum d'Orléans, colloques dont les actes ont été édités par la fédération Nature-Centre et par le Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris . En 2011, parait "Le loup, autrefois, en forêt d'Orléans" , édité par Centre Presse Editions, puis, en 2014, (TBE) "Le loup, autrefois, en Beauce", "Bestiaire d'antan" "Le loup, en France au vingtième siècle, recherches bibliographiques" , " Drôles de loups" et " Le loup, autrefois, en Sologne".

 

Site de Jacques Baillon

 

http://gw.geneanet.org/jbaillon?lang=fr;pz=valerie;nz=baillon;ocz=0;m=NOTES;f=Quand-on-parle-du-loup

 

 

Derniers ouvrages de Jacques Baillon

 

A commander, exclusivement,

chez The book edition

 

 

http://www.thebookedition.com/livres-jacques-baillon-auteur-83898.html

 

 

 

Le loup, en France, au XXème siècle 

 

 

LoupFrance.jpgOn entend souvent qu'avant sa réapparition en 1992 le loup avait disparu de France « peu avant la dernière guerre mondiale ». Pourtant, de nombreux témoignages, relevés dans la littérature ou dans les journaux locaux suggèrent que « Canis lupus » fréquentait encore diverses régions de France entre les années 1940 et la fin du siècle.

Echappant au fusil, aux battues ou au poison, le carnivore aurait-il survécu discrètement ici où là jusqu’à sa spectaculaire réapparition, une cinquantaine d’années après, dans le Mercantour ? Ou au contraire, a-t-il effectivement été éradiqué aux alentours des années 30 ?

Le loup, en France, au XXème siècle, est une compilation de données, principalement bibliographiques, qui tente de récapituler anecdotes, écrits et témoignages sur la présence possible du loup en divers lieux du pays au cours du XXème siècle.

« On crie toujours le loup plus grand qu’il n’est » disait un vieux proverbe. On ne peut donc exclure que quelques erreurs d’identification se soient glissées ici ou là : le fauve véhicule tant de fantasmes ! Il n’en reste pas moins que certaines informations faisant état de la présence du loup, espèce pourtant théoriquement disparue, en divers lieux du pays au cours de la seconde moitié du siècle, sont troublantes !

 

Le loup, autrefois, en Beauce

 

LoupBeauce.jpgLe loup était autrefois présent dans toute la France. Contrairement à une idée communément répandue, mais fausse, le carnivore prédateur ne fréquentait pas seulement les montagnes ou les grandes forêts. On le trouvait partout, y compris en plaine, dans des bois de petite taille, voire dans de simples fourrés, et même aux abords des villes. La Beauce, terre à blé - mais aussi terre à moutons - connut donc le loup, comme le connurent les grands massifs forestiers de sa périphérie .

Le loup autrefois en Beauce se propose de partir à la recherche des traces que le carnivore a laissé dans les archives de cette région, dans les récits des chasseurs, des chroniqueurs, des naturalistes, des curés ou des historiens.. Ces traces vont d’abord nous informer sur la volonté de nos ancêtres paysans de se débarrasser de « la bête » mangeuse de bétail, mais qui pouvait aussi, sous l’empire de la rage, être occasionnellement dangereuse pour l’homme..

La grande plaine sera au centre des prospections mais l’animal est très mobile : il peut parcourir, dit-on, 30 km en une nuit à la recherche de proies, voire des distances bien plus considérables encore lorsque les jeunes mâles quittent la meute familiale à la recherche de territoires nouveaux. La quête pourra donc parfois nous entraîner aux abords des terroirs voisins : vers les forêts de Rambouillet et de Fontainebleau, au nord, jusqu’aux prémices du Gâtinais à l’est, et du Perche à l’ouest. Au sud, les investigations porteront jusqu’aux lisières de la forêt d’Orléans et aux rives de la Loire, entre Orléans et Blois, là où se termine le plateau calcaire de la « petite Beauce».

 

 

Le loup, autrefois, en Sologne


LoupSologne.pngConsidéré comme dangereux lorsqu’il était atteint de la rage ou affamé, on reprochait au loup de s’en prendre au bétail, au gibier, voire même aux hommes..

Le carnivore a laissé des traces nombreuses dans les archives, dans les écrits des historiens et des chroniqueurs, dans les récits de chasse et dans la tradition orale avec des anecdotes pittoresques qui nous ont été transmises par les générations précédentes.

Pourchassé par l’homme depuis toujours, il finit par disparaître de Sologne au début du XXème siècle, vaincu par le piégeage, l’utilisation du poison, le fusil et les battues.

En attendant son retour possible, demain, dans la région, « Le loup autrefois en Sologne » vous propose de partir à la rencontre des souvenirs laissés par le « fauve » dans cette mosaïque de paysages boisés, de cultures ou de landes qui s’enchevêtrent en Sologne et dans les terroirs voisins .

 

Bestiaire d'antan

 

Ils étaient médecins, chasseurs, pêcheurs, forestiers, écrivains,Bestiaire.jpg collectionneurs, agriculteurs, savants, curés, taxidermistes, rentiers .. Leurs observations, notes et remarques sur la faune sauvage ont ouvert la voie aux connaissances naturalistes actuelles. Ce sont les ancêtres des « écolos » d’aujourd’hui. C’est à un voyage dans le temps, au travers de leurs travaux et d’autres textes anciens, que vous convie « Bestiaire d’antan ». Mais attention, point de rigueur scientifique ici, point de vérifications scrupuleuses des « données » ni d’inventaire exhaustif, la seule recherche du pittoresque et de l’anecdote a guidé la quête .. Le terrain de chasse arpenté va de l’Ile de France aux confins du Berry, frôle la Touraine ou la Bourgogne, et englobe la Sologne, l’Orléanais, la Beauce, le Gâtinais, et leurs environs !

Bonnes observations !

 

Drôles de loups

 

DrolesLoups.jpgQu’étaient donc ces « loups-lévriers » dont les archives nous relatent les méfaits ? Qu’en est-il des « loups noirs » , des « loups étrangers », des « bestes cruelles » et autres « masles bêtes » ?

Est-il possible de déterminer l’identité de toutes ces « bêtes féroces » qui désolaient les campagnes au cours des siècles passés à partir d’écrits souvent difficiles à décrypter ? S’agissait-il de loups, de chiens, d’hybrides, d’autres animaux ?

« Drôles de loups » propose quelques pistes pour tenter de répondre à cette question et nous livre d’étonnantes descriptions de diverses « bêtes » dont les exactions furent consignées dans nombre de documents anciens, notamment dans les registres paroissiaux.

Dangereux pour l’homme lorsqu’ils étaient atteints de la rage, occasionnellement anthropophages et volontiers nécrophages, ces carnivores « envoyés par dieu pour punir les hommes de leurs pêchés » comme aimaient à le dire certains curés évoluaient dans un environnement violent où l’insécurité était la règle.

Il est probable qu’aux côtés des « vrais loups » des molosses ensauvagés ou des animaux métissés parcouraient également la campagne !

C’est l’hypothèse qui est avancée ici.
 

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