De retour d'Orléans et des bords de Loire

  • Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet

Museum-d-Orleans--1600x1200-.JPGNotre voyages en images et sons « Le besoin du sauvage. Expériences d’amoureux de la nature » a attiré une trentaine de personnes, au Muséum d’Orléans le lundi 11 avril dernier, à l’invitation de l'association Loiret Nature Environnement.

 

 

 

 

  L'entrée du Muséum d'histoire naturelle d'Orléans

 


 

La discussion qui a fait suite a de nouveau illustré l’intérêt croissant dans la société française pour un tel sujet qu’Artzamendi – Nature, Sauvage et Civilisation creuse et creusera sous diverses formes.Pendant-le-debat--Orleans--11-avril-2011--1600x1200-.JPG

Cette discussion a notamment porté sur l’intérêt des réserves biologiques intégrales (de petites réserves sans intervention humaine, sauf exception, créées par l’Office national des forêts), sur les raisons culturelles expliquant, en France, le rapport difficile avec le sauvage, la naturalité, la nécessité d’une approche globale incluant l’économie, les difficultés pratiques de préserver ce qu’on appelle la « biodiversité »,

 alors que ce terme est seriné en tous sens,

ou sur l’intérêt de « gérer » des espaces tels

les coteaux calcaires riches d’orchidées.

 

 

Ci-dessus : la discussion s'est poursuivie longuement au Muséum.

 

 

 


Jacques-Baillon-et-Damien-Hemeray-a-Saint-Mesmin--avril-2.JPGLe lendemain, j’ai pu effectuer une courte visite d’une partie de la réserve naturelle des bords de Loire à Saint-Mesmin, à quelques kilomètres à peine de l’agglomération orléanaise, guidé par Damien Hémeray, garde, et Jacques Baillon,  naturaliste, auteur de livres sur les loups, ancien président de l’association, et qui fut un des artisans de la création, difficile, de la réserve.

 

 

 

La Loire, réserve de Saint-Mesmin, avril 2011 [1600x1200]

Située à la confluence avec le Loiret, cette portion de la Loire, même grignotée par l’agriculture (la forêt alluviale est assez étroite), e st d’une  g rande richesse et démontre tout l’intérêt de conserver, et même d’agrandir, les  espaces le s plus sauv ages  possibles aux abords immédiats des grandes villes.  

 

 


 

 

Cette réserve, comme la majorité, est gérée avec des objectifs biologiques ou pour accueillir le public. La Pointe de Courpain, boisée, est néanmoins laissée en libre évolution, signe que la naturalité gagne du terrain. Castors, sternes, peupliers noirs, ici en colonisation parfaitement naturelle, et renoncules flottantes, sont quelques-unes des espèces phares du lieu. Le site est également très réputé pour son intérêt migratoire, notamment par les bagueurs d'oiseaux. En quelques instants, j'ai pu entendre mes premiers rossignols du printemps et voir plusieurs sternes pierregarins qui forment colonie sur les bancs de sable du fleuve.

 

Maison-de-la-nature-Orleans-copie-1.jpgJardin de la maison de Loiret Nature Environnement [1600x12

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La maison de Loiret Nature Environnement, côté rue et côté jardin, avec mare, potager et coin plus sauvage au fond.

 

Cette association, créée en 1945, sous le nom des Naturalistes Orléanais, est très active :

http://www.loiret-nature-environnement.org/


Elle dispose aussi d'un beau fonds d'ouvrages naturalistes et écologistes, qui est manifestement sous-utilisé. C'e  st bien dommage !

 

Artzamendi – Nature, Sauvage et Civilisation remercie Loiret Nature Environnement, pour cette invitation et son intérêt pour nos activités. Nous remercions plus spécialement Céline Colin pour l'organisation de la soirée et son accueil à Orléans.

 

Stéphan Carbonnaux

 

Retrouvez-nous aussi sur : www.artzamendi.fr

 

 

Clichés : S. Carbonnaux, excepté la façade de la Maison de la nature.

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