"L'animal est-il une personne ?" : Un livre fondamental d'Yves Christen

  • Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet

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J'ai achevé la lecture de cet ouvrage voici quelques semaines, et faute de temps pour en écrire une chronique fouillée, je désirais au moins faire connaître l'existence d'un livre qui a été pour moi  une des très grandes révélations de ces dernières années.

 

Son auteur, Yves Christen, biologiste français et spécialisé dans le domaine des neurosciences, poursuit son travail sur la question animale en défendant ici très clairement la thèse de la personne animale.

 

Ce livre est d'une richesse inouïe et, chose rare, l'auteur expose les thèses en présence en donnant évidemment sa position sur tel ou tel aspect, signe d'une belle honnêteté intellectuelle.

 

 

L'animal est-il une personne ? est le livre d'une vie à côtoyer les animaux ; l'on sait que Yves Christen a une affection particulière pour les léopards qu'il observe et étudie depuis des années, et auxquels il a consacré un précédent ouvrage, Le Peuple léopard. Tugwaan et les siens (Michalon, 2000).

 

Je ne peux qu'inviter à la lecture d'un livre que je juge fondamental pour tous, amoureux de la nature, naturalistes, biologistes ou non. Comme me le soulignait Alain Sennepin, la question que pose Yves Christen, et à laquelle il répond avec brio et sensibilité, est la nouvelle controverse de Valladolid. Voici quelques siècles, nous Occidentaux avions bien du mal à accepter les Indiens tels qu'ils étaient. Il est très urgent aujourd'hui de se pencher sur les personnes animales, de les respecter, de limiter notre féroce emprise sur la Terre, et de nous rappeler que l'animal est étymologiquement le siège de l'âme.

 

Animal, anima, âme.

 

Evidemment, cette lecture sera complétée par celles d'autres ouvrages, tels ceux de Georges Chapouthier ou de Frans de Waal. Nous y reviendrons.

 

Evidemment, de telles lectures, quand elles révèlent ce que nous portions au fond de nous, opèrent des transformations radicales des modes de pensée et des modes d'action. Cette lecture peut-être ainsi considérée comme une lecture de libération, de décolonisation mentale et de combat. Nous y reviendrons aussi.

 

Voici ci-après une vidéo de présentation de son livre par Yves Christen.

 

 

 

Sébastien Pérès 10/12/2010 21:01


Salut Steph
je parcours ton blog ce soir (et celui de ton amie que je ne connais pas assez pour m'autoriser à la saluer bien bas -tu sais les règles de bienséance et de courtoisie qui m'animent-)! J'y découvre
des choses intéressantes, retrouve des connaissances dont la maîtrise de la poésie ferait pâlir de jalousie Dominique de Villepin himself!
En tout cas, il est bien agréable d'y prendre de tes nouvelles.
La couverture de ce bouquin, m'a de suite fait pensé au film "green", relatant le destin hypothéqué d'un orang-outang causé par l'exploitation de la forêt indonésienne.
Il vient d'être diffusé tout récemment sur arte et me levant tôt car étant fervant servant du système capitaliste, je n'ai pu en voir la fin! L'as-tu visionné? Si oui quel en est le dénouement?
Toujours est-il que le regard de cette "bête" semblait bien plus empreint d'humanisme que celui de certains "homo pas si sapiens" que je croise durant mes journées de travail!!
Enfin, es-tu sûr de l'identification de la photo de harle que je t'ai transmise?
Bien à toi
Sebastien


Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet 13/12/2010 17:58



Salut Sébastien,


 


Quelle bonne surprise de te lire ici !


 


Nous n'avons pas encore vu "Green", un film qui est manifestement très intéressant, et sans doute assez terrifiant sur les capacités de certaines personnes
humaines ("pas si sapiens" comme tu écris) à détruire la nature, et par conséquent les milieux de vie de nombre de personnes animales, et à terme les conditions mêmes d'une vie décente
sur Terre pour tous. On en reparlera.


 


Je vais reprendre ton cliché de harle, que j'ai regardé assez vite, en plein travail sur notre site internet. Vous pouvez nous retrouver aussi désormais sur :
www.artzamendi.fr


 


Nous serons à Puydarrieux lors des Hivernales de la maison de la nature.


 


Amitiés à vous deux,


 


Stéphan


 




Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet 08/12/2010 22:48


Bravo pour cette belle chronique ! Bien sûr, l'animal EST une personne ... Comment en douter lorsque nous les côtoyons, les observons, vivons auprès d'eux, etc. Seulement, il est bien inconfortable
de l'admettre, alors que notre société anthropique s'est édifiée à l'envers de cette évidence ... Que de remises en question, pourtant ô combien fondamentales, cela engendrerait ? Et combien
d'individus ont le courage de se confronter à ce cheminement essentiel, à tous les points de vue ?


Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet 08/12/2010 23:07



Quelle surprise de te voir réagir via internet Marie ! Nous qui travaillons à quelques mètres l'un de l'autre !


 


Je sais bien que pour défendre les animaux, "domestiques" ou sauvages, tu dépenses une énergie fantastique. Oui, répétons-le, l'animal est une personne, à l'image de
la petite "Hermine" qui joue encore dans mon bureau, et qui n'a pas du tout envie d'aller se coucher.


 


Stéphan



jean françois 06/12/2010 13:04


Bonjour,
j'ai acheté ce livre il y a un mois (merci Stephan du conseil!), je n'ai lu qu'une centaine de pages pour l'instant, (je préfère prendre mon temps)voilà un ouvrage à conseiller vivement,qui
fourmille d'exemples , d'études scientifiques.
Nul doute que le monde des animaux soit le même pour chacun d'entre nous après cette démonstration.
Et notre vision de tout le vivant par la même occasion...


Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet 07/12/2010 00:33



Bonjour Jean-François,


 


J'ai mis du temps à le lire aussi, tant il est dense et qu'il fourmille de renseignements et de démonstrations. C'est un livre qui fera date. Bonne fin de lecture
!


 


Bonne semaine,


 


Stéphan



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