Lendemain de salon et de conférence

  • Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet

 

La lune, hier soir, depuis le Palais Beaumont,
en quittant le salon du livre de Pau

Nous sommes heureux, Marie et moi, d’avoir présenté la conférence « Le difficile retour de l’ours dans les Pyrénées », à Pau, hier, 1er novembre 2009, jour du cinquième anniversaire de la mort de l’ourse Cannelle, devant une quarantaine de personnes, dont une part s’est prêtée spontanément à la discussion. Nous regrettons de n’avoir pu continuer le débat, en raison de l’obligation qui nous était faite de quitter les lieux.

 

Nous proposerons le plus souvent possible cette conférence, en ville comme en montagne, car elle a manifestement beaucoup plu, tant par la forme (grâce à un beau travail de Marie) que par le fond. Nous tenons absolument à ce que tout un chacun puisse s’emparer de la question fondamentale du retour de l’ours dans les Pyrénées, hors des chapelles et des voies nettement balisées, qui empêchent toute discussion féconde.

 

 

La prochaine conférence sera donnée le dimanche 13 décembre 2009, à 16h00, lors du salon Asphodèle, à Pau. Marie et moi serons également présents pendant toute la durée de ce salon, sur un stand qui nous sera propre et qui nous permettra de mieux exprimer ce qui nous tient à cœur. Nous vous en reparlerons bientôt.  


Je reviens sur un point évoqué trop rapidement hier, un point capital. On oublie trop souvent que la cause de l’ours est d’abord celle de l’ours lui-même, mammifère, être sensible, doué d’une indéniable intelligence, dont les intérêts doivent toujours primer sur ceux de ses défenseurs, qui ne sont ou ne devraient être que ses serviteurs. Il faut toujours avoir à l’esprit que l’ours est en première ligne, seul, dans la forêt face aux chiens des battues, aux coups de feu qui l’effraient, face à certains éleveurs qui le traquent. Il est même parfois capturé par des techniciens, sous pression de l’Etat, pour des raisons éminemment contestables.

 
C’est pourquoi, le retour de l’ours, dans son intérêt, ne peut se résumer à des lâchers d’ours, médiatisés à l’extrême ou « discrets », plus ou moins accompagnés de mesures et d’actions qui ne sont pas pensées dans le long terme, le très long terme. A nos yeux, le retour de l’ours est une entreprise de si vaste ampleur qu’elle nécessite une refonte complète de nos modes de pensée et d’agir.

 

Hier, la question du changement de civilisation a été abordée par une personne qui rebondissait sur mes propos. Oui, le retour de l’ours (et non le saupoudrage d’ours) signifiera un début, inéluctable, de changement de civilisation. Alors, ayons le courage de nous remettre en question. Pour ma part, j’ai commencé ce travail, il n’est pas achevé.

 

Et rendez-vous du 11 au 13 décembre à Pau, à l’occasion du salon Asphodèle, salon des produits bio, des alternatives écologiques et de l’habitat sain et économe.

 

Stéphan

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