Pour le respect de la liberté des animaux

  • Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet

La fondation Born Free se bat pour le respect du droit fondamental des animaux sauvages à vivre au sein de leur milieu, sans que l'homme ne s'arroge le droit, celui-là scandaleux, à leur ôter leur liberté ou à détruire les biotopes où ils vivent et qui sont les leurs. "Keep wildlife in the wild", telle est leur devise.


Ce que nous avons aussi trouvé intéressant dans leur démarche, outre leur magnifique campagne que nous allons vous présenter, ainsi que cette volonté farouche de préserver la liberté des animaux, c'est qu'ils considèrent chacun d'entre eux comme digne d'intérêt et important, qu'ils raisonnent, comme ils l'expliquent sur leur site, en terme d'individu animal et non en terme de biomasse.


Nous considérons que c'est là une donnée fondamentale. Pourquoi ?


Parce que cette modification du rapport qui tend vers la personne animale illustre un début de changement de perception de ce qui vit avec et autour de nous.


C'est intégrer une logique plus saine. C'est éviter un certain nombre de dérives. Certains "défenseurs de la nature" en raisonnant en terme de biomasse se sont protégés : peu importe qu'un animal tombe ou qu'il souffre, seul le but à atteindre compte. C'est beaucoup plus confortable de s'ôter cette culpabilité et cette responsabilité-là mais c'est aussi se donner un droit sur l'être qu'on prétend défendre, sur sa vie au profit, soi-disant, de l'intérêt de son espèce. Cela représente, pour nous, l'un des noyaux du problème, du déséquilibre qui nous a mené à cette préoccupante situation écologique. On finit d'ailleurs par écoeurer et fatiguer les gens, tant cette question est omniprésente et bien souvent traitée de manière superficielle : il s'agit maintenant d'aller à la racine du problème. Lorsque nous aurons abandonné nos vieilles consciences qui  font de nous de sempiternels gestionnaires de la nature, que ce soit pour l'exploiter ou la protéger, peut-être commencerons nous à sortir de l'impasse. Lorsque nous la percevrons et la regarderons avec un oeil neuf,  lorsque nous nous débarrasserons de notre orgueil et des droits que nous pensons avoir sur elle, sans doute aurons-nous déjà beaucoup appris et grandi.


Considérer l'animal comme une personne, c'est retrouver une certaine humilité vis-à-vis de lui, c'est ne jamais oublier son intérêt au profit du sien, c'est ne pas s'égarer loin de ce qui compte réellement pour lui.


Parce qu'un seul être illustre la façon dont on incarne la cause que l'on prétend mener pour lui.

 

Marie


Lorsque les animaux deviennent des clochards, des SDF ...

 

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Merci à Guillaume Coquet de nous avoir fait découvrir cette campagne saisissante.


http://www.bornfree.org.uk

jenofa 07/06/2010 10:30


Voilà, c'est parti, j'ai envoyé le texte de la pétition à l'adresse perso de Stephan.


Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet 07/06/2010 20:38



Bien, très bien !



jenofa 07/06/2010 10:20


http://www.over-blog.com/profil/blogueur-2565061.html
une jeune éthologue que j'ai rencontrée cet hiver. Elle est rédactrice à la Salamandre. J'ai beaucoup aimé son discours.


Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet 07/06/2010 20:37



Nous allons aller voir ce lien.





Merci et bonne soirée,


Stéphan et Marie



jenofa 06/06/2010 21:22


Au fait, connaissez-vous Fleur Daugey?


Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet 07/06/2010 10:05



Non, qui est-ce ?



jenofa 06/06/2010 21:10


Grandiose!
Je vous envoie ça demain ou lundi.
Là, ce soir, les coups bas de la vie m'ont mise sur les rotules.
Je vous embrasse.
ps : pour Stephan: Dimitri va signer aussi!


Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet 07/06/2010 10:04



Mais c'est bien normal et c'est un réconfort pour nous aussi de lire combien des gens portent si fort en eux la défense de la nature, et des animaux qui peuplent
cette terre.





Je comprends et lis de plus en plus souvent la souffrance de certains défenseurs sincères de la nature. Aujourd'hui, ces gens qui sont vraiment animés par le besoin
fondamental de la protéger, au point que cela les dépasse eux-mêmes -ils sont vraiment habités par cette cause- sont souvent mal compris, et cela même au sein de groupes censés oeuvrer dans la
même direction qu'eux. Pourtant, ce sont en ces gens, souvent isolés, que je fonde des espoirs pour dresser des barricades et préserver ce qui peut encore l'être. C'est difficile pour eux, c'est
certain. Mais comme je l'ai écrit ces personnes-là sont trop habitées par la cause pour l'oublier au profit de leurs propres intérêts, ce qui est une dérive toute anthropique dont seule une
véritable "vocation" peut en amoindrir les effets.





Alors courage et espoir ! Ces gens seront de moins en moins seuls. C'est du moins ce que je pressens et surtout ce que j'espère.





A bientôt,


Marie



jenofa 06/06/2010 20:49


Tiens, justement, c'est l'occasion qui fait la larron (e)----
Cela faisait un moment que je pensais vous demander si vous signeriez la pétition du CRAC
http://www.anticorrida.com/
pour l'abolition de la corrida.
Si l'idée ne vous déplaît pas, je vous envoie un courrier à part avec tous les tenants et aboutissants.


Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet 06/06/2010 21:06



Bien sûr ! 





Marie



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