Riche soirée à Puydarrieux (Hautes-Pyrénées) autour des loups

  • Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet

Qui a peur du grand méchant loup Hivernales Puydarrieux, 2Que nos lecteurs me pardonnent ces semaines sans articles, ni nouvelles, car j'étais bien occupé par la préparation de projets à moyen et long terme pour Arztamendi - Nature, Sauvage et Civilisation. Je profite alors d'un dimanche parfaitement pluvieux pour publier et rattraper mon retard.


Voici deux mois, je représentais Artzamendi au Festival des Hivernales de Puydarrieux,  organisé par la Maison de la Nature et de l'Environnement 65 à son siège de La Ferranderie. 

 

Ce festival, qui fêtait son quinzième anniversaire, est toujours aussi sympathique et offre des rencontres de passionnés tout autant que de néophytes, dans une atmosphère chaleureuse, spécialement lors des soirées et des repas, notamment devant une grande cheminée très ouverte. 

 

Le soir du samedi 29 janvier dernier, j'ai donc donné notre voyage en images et sons "Qui a peur du grand méchant loup ?"  -  http://artzamendi.oxatis.com/PBProduct.asp?ItmID=7227125 (co-réalisé avec Marie Coquet) - devant une quarantaine de personnes, parmi lesquelles plusieurs familles et leurs jeunes enfants. Comme à notre habitude, nous incitons le public à sortir des chemins balisés et à s'approprier des sujets habituellement réservés à des "spécialistes", quand ces derniers ne les confisquent pas. A Puydarrieux, une longue discussion a donc eu lieu, et elle s'est même prolongée le lendemain avec plusieurs personnes.

 

Ce qui me frappe le plus, est cette curiosité grandissante pour le retour à grande échelle, d'une vaste nature libre couronnée par les grands animaux qui peuplaient autrefois nos contrées, en l'occurrence les loups si abondants voici encore deux siècles. Notre pays si imprégné par des contes et légendes défavorables aux loups (notre voyage en images plonge très vite le public dans cette atmosphère que nous avons tous vécue enfant) est manifestement en voie de basculement anthropologique. Certes, nous savons combien une telle évolution est lente, et qu'elle sera plus difficile avec les populations rurales qui vivent au contact immédiat des bêtes sauvages.

 

 

Dessin de Flore Puydarrieux janvier 2011 [1600x1200]Dessin offert par Flore, 8 ans, au lendemain de

"Qui a peur du grand méchant loup ?" Un tel cadeau m'a évidemment comblé de joie.

Le père de Flore, lui, a créé des ateliers philosophiques

sur les rapports hommes et nature sauvage, pour les enfants dès 5 ans !


 

C'est pourquoi, nous insistons sur la nécessité impérative de comprendre les raisons du refus du sauvage, sans jugement imbécile, et d'imaginer puis de mettre en pratique des solutions novatrices, et disons-le révolutionnaires, qui autoriseront le retour de nombreux loups, et d'autres espèces, et la possibilité pour les hommes de vivre librement et décemment de leurs activités sur les territoires qu'ils partagent avec les animaux sauvages. Voilà ce que j'appelle le "réensauvagement", à savoir la liberté retrouvée des communautés animales et humaines. Un tel "réensauvagement" est assez différent du rewilding dans sa conception anglo-saxonne qui sépare nettement le sauvage et la civilisation. Nous reviendrons sur cette question qu'Artzamendi creuse de plus en plus, avec comme ambition de travailler pour le plus grand nombre. Vous pouvez lire (ou relire) l'article suivant publié à la fin novembre 2010 Vers une histoire du réensauvagement de la France et de l'Eurasie

 

Nous remercions de nouveau Karine Pelosse et Michel David, organisateurs du festival, ainsi que tous les bénévoles des Hivernales de Puydarrieux, pour leur accueil chaleureux à La Ferranderie, et l'intérêt qu'ils portent à nos activités.

 

 

Stéphan Carbonnaux


 

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Cliché de la soirée : Maison de la nature et de l'Environnement 65

 


 


 


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