Un massacre ordinaire de renards exposé aux yeux de tous

  • Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet

Massacre de renardsNous publions aujourd'hui des images bien lamentables d'un massacre de renards exposés aux yeux du public, au bord d'un chemin de randonnée d'une commune du Haut-Rhin, à quelques encablures d'un abri de chasse.

 

Ces images ont été transmises par un naturaliste alsacien révolté par tant de bêtise. Il s'agit qui plus est d'un acte illégal, pour lequel, l'association nationale ASPAS, au moins, a déposé plainte.

 

C'est ainsi l'occasion de rappeler que près de 100 000 renards sont détruits et chassés en France chaque année ! Dans les campagnes les plus reculées comme près des grandes agglomérations.

 

Un exemple : dans le village du Val d'Oise où vit un de mes frères et sa famille (un coin que je parcourais beaucoup avant mon installation dans les Pyrénées), à 25 kilomètres au nord de Paris, près de 15 renards sont éliminés chaque année, accusés de manger le "gibier" ou de véhiculer l'échinococcose, une maladie aux conséquences graves, qui tue 10 personnes par an (le nombre de victimes par voie de chasse est supérieur!), et dont la transmission aux hommes serait plutôt le fait des chiens.

 

Et pourtant ces goupils, quelles bêtes superbes, quels malins chasseurs ,que les chasseurs, justement, devraient honorer comme leurs frères sauvages !

 

Nous en sommes si loin ! Mais ne désespérons pas de retrouver le chemin de la coévolution entre les espèces sauvages et nous.

Artzamendi - Nature, Sauvage et Civilisation y travaille de son côté.


Massacre-de-renards-bis.jpg

 

 

Stéphan Carbonnaux

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PS : merci à Philippe Charlier d'assurer la transmission de telles informations.

 

Source : images libres de droit destinées à être diffusées.

Nathalie 04/02/2011 09:24


Des débats philosophiques avec les enfants, quelle belle idée ! J'ai vu un reportage sur un instituteur de maternelle qui débat de sujets philosophiques avec ses petits élèves, ils ont des avis
étonnement lucides.
Aucun enfant n'accepte qu'on tue les animaux, c'est ensuite l'éducation qui les désensibilise à la souffrance. Quand on devient grand il faut devenir "réaliste".
Pourquoi on n'apprendrait pas le respect, l'altérité quand on y est encore sensible ?


Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet 05/02/2011 19:03



Seules la philosophie et les idées en présence dans la société permettent, tôt ou tard, de modifier la donne, plus ou moins radicalement. Robert Hainard l'avait
compris. Jean-Claude Michéa, dans un autre registre, pas si éloigné, dit la même chose.


 


Alors, oui, poussons loin les réflexions philosophiques, y compris avec les enfants, sur les sujets "sensibles". 


 


 



Claude & Denis GAMBY 31/01/2011 09:57


Cette image est à pleurer!
Aussi bien sur la bêtise des chasseurs en question, mais plus encore sur ces pauvres renards!


Nathalie 31/01/2011 07:17


Oui, mais toi, tu as intégré depuis bien longtemps l'équilibre des écosystèmes, tu peux t'en tenir à la dimension philosophique du respect des individus et de la vie mais vas tenir ce genre
d'argument face aux chasseurs ou aux éleveurs.
Ce qui me frappe dans la nécessité d'éradiquer certaines espèces c'est le cloisonnement des intérêts. Les renards sont classés comme nuisibles, mais nuisibles pour qui ? Pour les chasseurs qui se
sentent concurrencés par ceux qui prélèvent leur nourriture dans "leur" gibier.
Si on ne dit pas aux agriculteurs que les renards leur sont utiles, jamais ils ne pourront être sensibilisés à leur massacre.
Les sangliers en surnombre saccagent les prairies et les champs dans certaines régions de France mais les chasseurs continuent à les nourrir pour maintenir une population importante. Personne ne
parle d'éradiquer les sangliers bien plus "nuisibles" que les renards. Les sangliers en forêt dévorent tout ce qu'ils trouvent y compris les couvées au sol.
Aujourd'hui les rapaces sont unanimement reconnus comme utiles même chez les non écolos comme les éleveurs qui craignaient autrefois pour leurs poules.
Pour arriver à ce changement de mentalité il a fallu un long combat de sensibilisation. La corde sensible qu'on a fait vibrer n'a pas été le droit à la vie, facilement considéré comme niais et
naïf, mais l'utilité.


Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet 01/02/2011 00:01



Ce que tu dis sur l'argument utilitaire pour sensibiliser les populations est vrai. Mais, trop souvent, c'est le seul argument des protecteurs, et ceci depuis des
décennies de combat. Il est temps de passer à une défense plus radicale, quand bien même elle est infiniment plus difficile.


 


Hier, aux Hivernales de Puydarrieux, un responsable des Francas me rapportait qu'il organise des petits débats d'essence philosophique avec des enfants, dès l'âge de
5 ans, sur le rapport à l'animal. Il se sert notamment d'extraits de fims et obtient une attention étonnante de la part des enfants. Voilà une des pistes à creuser.


 


De notre côté, nous oeuvrons aussi dans cette direction, car il faut parier sur un renversement culturel, une mutation anthropologique, comme l'écrit Alain Sennepin
(voir son blog http://europe-tigre.over-blog.com, et notamment son dernier article "Ce qui fut sera", excellent du reste). C'est une question de vie ou de mort, à terme.


 


 


 



jenofa 30/01/2011 21:41


http://www.tachan.org/textes/goupil.htm


Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet 31/01/2011 23:50



Merci Jenofa. Je ne connaissais pas ces belles paroles de Henri Tachan.



Ludovic Mascart 29/01/2011 13:57


J'ai vu un renard il y a deux soirs dans un pré. Il furetait, se déplaçant agilement, avec élégance, dans sa robe de feu.

Il était libre et beau.


Stéphan Carbonnaux et Marie Coquet 01/02/2011 00:02



Profite bien des goupils de votre pays !



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