"Les Forêts sauvages de Robert Hainard"

 

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Voici là un très joli livre où transpire à chaque page l'amour que portait Robert Hainard aux forêts sauvages. Les reproductions de gravures et de croquis parachèvent brillamment cette ode à la nature boisée. On part sur les traces du célèbre chasseur au crayon, on le suit au fil de ses pérégrinations à l'ombre des arbres et on respirerait presque l'odeur piquante de l'humus forestier !  Cet ouvrage est aussi l'occasion de s'immerger dans les réflexions philosophiques fondamentales de Robert Hainard sur le rapport homme-nature.


Stéphan a fait le choix préalable des textes et esquissé la trame de l'ouvrage. Pierre Hainard a rédigé les textes introductifs à chaque début de paragraphe. Jacques Hesse et l'Atelier Robert Hainard ont sélectionné les illustrations.

Editions Hesse et Fondation Hainard,  2008
Ouvrage de 183 pages, avec de nombreuses reproduction de gravures, croquis, aquarelles, sculpture de Robert Hainard de belle qualité
Prix : 19 euros + frais d'expédition : 3, 50 euros pour la France métropolitaine


Vous pouvez commander les livres directement à l'auteur  en envoyant un courriel
  :


nature.sauvage.civilisation@orange.fr

 

Revue de presse 


Catherine Levesque, l'Oiseau Magazine, n°94, printemps 2009 :

« (...) Stéphan Carbonnaux, auteur de la biographie "Robert Hainard, chasseur au crayon" et du très beau "Cercle rouge, voyages de Robert Hainard dans les Pyrénées" (éditions Hesse), a esquissé la trame de l'ouvrage avec son fils, Pierre Hainard. Il a rassemblé dans cette précieuse anthologie les plus beaux textes de Robert Hainard sur les forêts sauvages, écrits entre les années 1930 et 1980. Soit une quarantaine d'extraits de livres, d'articles de lettres, et d'autant de superbes illustrations de cet artiste naturaliste hors pair (gravures, aquarelles, dessins, sculpture). Bien qu'anciennes, ces considérations d'une grande acuité sur la rationalisation du paysage restent très actuelles (réflexions sur les réserves naturelles, sur la forêt "vierge", sur l'évolution de notre civilisation ou l'obsession de l'ordre ... qui ne sont pas sans rappeler celles de François Terrasson). Un témoignage précieux, imprimé en France avec des encres végétales ... »


Thierry Creux, Ouest France, 2008 :
« Nature : les forêts pour demain
"Le coq hante les forêts semées d'éclaircies, de rocailles, de myrtilles et de framboisier et on a pu dire qu'il n'aime pas ce qui est, au point de vue de l'économie forestière, les bonnes forêts. " Le ton est donné. A l'occasion du colloque "Biodiversité, naturalité, humanité, pour inspirer la gestion des forêts" (Chambéry, 27 au 31 octobre), les éditions Hesse ont rassemblé une anthologie de quelques-uns des plus beaux textes que Robert Hainard a consacré au couverts sauvages, entre 1930 et 1980.
Sculpteur et graveur sur bois, peintre, philosophe et écrivain, ce grand naturaliste suisse (1906-1999) est une sentinelle immortelle de la nature qu'il ne fallait pas manquer de convoquer pour donner à réfléchir sur l'avenir des forêts. Dans le fouillis des sous-bois, Robert Hainard a chassé au crayon l'ours, le loups, le sanglier, le grand tétras. Pour percevoir et capter l'émotion intense d'un carnivore détachant sa silhouette furtive dans la lumière confuse d'une lune sylvestre, il s'est fait, une vie durant, souche parmi les troncs ; ombre entre les ombres ; pierre sous les étoiles. Nuits après nuits, savourant de longues heures de maraude, il a tenu compagnie a de très nombreuses forêts européennes.
Tandis qu'il remplissait sa besace à croquis, la connaissance et l'analyse s'accrochaient à ses semelles. Les hauts mélèzes, les vieux arbres noueux, entraient par une oreille et ressortaient par la pensée. "Chasse au crayon", "Et la nature ?", "Expansion et nature", "Les mammifères sauvages d'Europe", "
Nature et mécanisme" ... Autant d'ouvrages dans lesquels Stéphan Carbonnaux et Pierre Hainard ont puisé pour nous donner quelques châtaignes philosophiques. Pour nous tendre cèpes littéraires et fraises d'émois.
"Puisque notre civilisation doit inéluctablement se dévorer elle-même après avoir tout dévoré, pourquoi ne pas prévoir, imaginer un peu", pendant qu'il reste quelque chose à sauver, propose Robert Hainard. L'invite date de 1972. Elle est plus que jamais d'actualité.»

Montagne et alpinisme, décembre 2008 :

« "Les forêts sauvages" est une anthologie des plus beaux textes de Robert Hainard, écrits entre les années 1930 et 1980.  Elle est composée d'une quarantaine d'extraits de livres, d'articles, de lettres, et agrémentée d'illustrations de l'auteur (gravuers, aquarelles, dessins, sculpture).»

…Extraits …    
« Or vert, dit-on de la forêt, comme on dit du pétrole or noir. Ces mots, pour moi, n'associent pas l'idée de profit à celle de l'inlassable croissance végétale. Ils me peignent la lumière à la fois verte et dorée de la forêt dans la gloire de l'été, traversant les feuillages, reflétant les troncs, mêlés des rousseurs du sol, des noirceurs, des luisants blancs et aveuglants»  « La moderne rationalisation du paysage est en fait une attitude barbare servie par une technique évoluée (du côté de la puissance) »« Dans un monde entièrement utilisé et rationalisé, il n'y aurait plus de liberté ni de choix, donc plus d'amour. Plus que les pièces implacablement engrenées d'un mécanisme parfait. Quelle sottise, de travailler à la "mise en valeur" intégrale du globe, et de gémir sur le recul des libertés.»  « Sur les feuilles mortes, mouillées, la rose de Noël étale son feuillage luisant d'eau, une perle pendant à ses boutons rosés. Je montais un ravin, suivais une crête, redescendais l'autre versant. La forêt m'accablait de sa beauté sauvage. Je souhaitais la voir se ramasser en une forme animale plus saisissable. (...) Les eaux pures, coulant sur l'humus noir, étaient fraîches à ma soif.  (...). Et mon coeur était mordu par tout l'inexprimé, tout ce qui m'avait échappé et pourtant me noyait de son inépuisable richesse.»   « (...) en regagnant mon pays si  luxueux, je pensais ébloui par la beauté de la bête, par la poésie sauvage qu'elle donne au pays : quel luxe plus fastueux que la vision des loups en pleine nature ?
»   «Puisque notre civilisation doit inéluctablement se dévorer elle-même après avoir tout dévoré, pourquoi ne pas prévoir, imaginer un peu ? Pourquoi ne pas y penser, pendant qu'il reste quelque chose à sauver ? Car, sauver dans cinquante ans la dernière violette sous le dernier buisson, ou garder maintenant l'ours et le bison dans la forêt vierge, c'est au même prix ; une révolution profonde ; seule la date change. »

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