Stéphan : mon chemin d'amoureux de la nature

Né le 27 décembre 1969, en Val d’Oise, je découvre le monde des oiseaux à l’âge de neuf ans, initié par le grand-père d’un ami d’enfance, Jacques Fourquet, d’ascendance basque et béarnaise, qui vit à Hendaye au bord de la baie de Chingoudy. A onze ans, sur ses recommandations, je commence à tenir des notes ornithologiques dans de grands cahiers, qui, au fil du temps, deviendront des notes naturalistes, voire un journal écrit au fil de mes pérégrinations.
Sur l'île de Texel 1985 [Résolution de l'écran]

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Pendant mon enfance et adolescence, à toutes les vacances, souvent avec ses petits-enfants et un de mes frères : Grégory, parfois mon père, nous observons les oiseaux dans l’estuaire de la Bidasoa, les montagnes et cols basques, les barthes de l’Adour, le Bassin d’Arcachon, les plaines de Navarre, les sierras aragonaises ou les dehesas et steppes d’Extrémadure.

 Iparla Gypaète 21 août 1984 [Résolution de l'écran]

 

Grégory et moi, nous sommes passionnés par les rapaces, les vautours surtout, et les migrateurs dont nous surveillons les arrivées et les départs. Je découvre aussi d’autres provinces espagnoles, la Camargue, le Roussillon, les grands lacs de Champagne, la baie de Somme, l’île néerlandaise de Texel et la côte est de l’Ecosse.

Nous sortons tous deux également beaucoup autour de chez nous, en vallée de l’Ysieux, au bord des étangs et dans les forêts du sud de la Picardie. Un curé, ami de la famille, nous emmène à nos premières soirées de brame du cerf. La nuit, nous partons en quête de chouettes et hiboux, courant les granges et églises à effraies, les prés à chevêches et les remises hivernales à moyens ducs. J’adhère alors au Centre ornithologique de la région Ile-de-France et au Groupe d’études ornithologiques de l’Oise. Nous prévenons des associations et certains élus de l’existence d’une belle population de chevêches d’Athéna et des menaces qui pèsent sur leurs milieux, prairies et vergers, aux abords des villages.

 

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Très vite, j’ai aimé partir seul, à travers bois et marais, avec mes jumelles et mon carnet de terrain, pour de longues journées qui finissent souvent à la nuit. Ma mère qui s’inquiète parfois, accepte cependant mon vif désir de sortir dans la nature, malgré mon jeune âge. Mes grands-parents paternels et maternels qui nous accueillent dans le sud de la France me laissent également partir, à pied ou en vélo, à travers vignes, friches, bois d’oliviers au pied du massif des Albères, et le long des lagunes et des rizières camarguaises.

 

Parmi la littérature naturaliste, je dévore les ouvrages du Genevois Paul Géroudet (le plus grand ornithologue francophone du XXe siècle) et suis saisi à onze ans par des croquis de Robert Hainard, que je reproduis dans mes cahiers. C’est ce même Hainard, grâce à la lecture des Mammifères sauvages d’Europe, qui m’ouvre à 18 ans les portes d’un monde encore peu connu. Transporté par ses portraits de bêtes, je rêve d’ours, de lynx, de loups, de loutres, de bisons et des pays explorés par l’artiste genevois, qui me paraissent si proches et si lointains : la Roumanie, la Yougoslavie, la Bulgarie et la Pologne.

 

A l’été, 1989, Gérard Ménatory, rencontré dans son parc de Sainte-Lucie, en Gévaudan, me fait forte impression, tout comme « ses » loups que nous approchons à quelques mètres dans un enclos. Après avoir abandonné le ski dans les stations, qui ne me plaisent plus du tout, je m’initie avec un ami à l’alpinisme dans les Ecrins.

 

Ysieux [Résolution de l'écran]

 

Au même âge, je deviens un membre actif d’une association écologiste et de protection de la nature, les Amis de la Terre du Val d’Ysieux, créée par des précurseurs des années 1970. Je suis également élu au conseil municipal de ma commune, Le Plessis-Luzarches, en 1989, figurant parmi les élus les plus jeunes de France. Avec des amis, le maire du village et d’autres élus du Pays de France, nous cherchons à protéger notre vallée, menacée par des programmes immobiliers, des golfs et des routes. Nous obtenons son classement au titre d’une loi de protection des paysages, avec l’appui d’une très large majorité des habitants, au terme de treize années de procédures.

 Au sortir du lycée, je suis devenu étudiant en droit, non par choix mais parce que je ne sais vraiment pas où aller. Depuis l’enfance, ma grande passion est la nature, et dès l’âge de 11 ou 12 ans, je désire exercer la profession d’ornithologue. Je serai dissuadé par Paul Nicolau-Guillaumet, du Muséum national d’histoire naturelle, lorsqu’il annonce devant mon père qu’il me faudra un très bon niveau de mathématiques pour suivre des études scientifiques, et qu’il n’existe que quelques dizaines d’ornithologues professionnels en France. Mauvais en maths, je me résigne. Lors de mes études, je prends conscience de l’utilité du droit pour défendre la nature, approfondis ma pratique du contentieux administratif, passe une maîtrise de droit public et achève à Paris un D.E.A. de Droit de l’environnement - le seul qui m’intéresse - en 1992. Mon mémoire porte sur l’analyse des décisions de la Cour de Justice des communautés européennes relatives à la directive sur la conservation des oiseaux.

 

Mes années universitaires sont aussi l’occasion de rencontres très singulières dans un Paris presque inconnu auparavant, car, jusqu’à l’âge de 18 ans, je ne sors qu’avec mes jumelles dans les bois et marais. Je côtoie alors des étudiants et personnes de toutes origines, vais écouter l’avocat Jacques Vergès, me lie d’amitié avec un couple franco-hongrois qui tient une minuscule boutique de presse et ancienne librairie de Saint-Germain-des-Prés, vestige du vieux Paris, et, pour quelques mois en 1991, vends L’Idiot international à la criée dans les rues de la capitale, après avoir répondu à une annonce de Jean-Edern Hallier, que je rencontre chez lui, place des Vosges.
 

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 La lecture du Monde plein, dernier essai philosophique de Robert Hainard paru en 1991, me marque profondément. De Pâques 1991 à novembre 1992, je me rends trois fois en Roumanie, et découvre, en route, la Tchécoslovaquie, Prague, la Hongrie, Budapest et le Danube. Le premier séjour est consacré à venir en aide à deux communautés uniates de Transylvanie. En août 1992, nous partons avec un ami pour plus d’un mois en Transylvanie puis en Bukovine, à la frontière immédiate de l’Ukraine, et en Maramures, avec l’espoir de rencontrer l’ours. C’est, là-bas, une révélation culturelle, car je ressens enfin ce qu’est la grande nature sauvage, alors que j’évolue depuis l’enfance dans une nature assez jardinée et vide de sa grande faune. Mêlés en permanence aux Roumains, nous nous « roumanisons », et vivons durant quinze jours au contact d’une communauté paysanne traditionnelle comme l’Europe occidentale en a connue durant des siècles.

Pour mon dernier séjour, en Bukovine, je rejoins, en tant que juriste, une équipe de l’Institut européen d’écologie de Metz, dirigé par Jean-Marie Pelt, qui mène un travail d’échange avec des forestiers et des scientifiques de Roumanie. A l’été 1991, je fais, durant un mois, mon seul voyage extra européen, au Vénézuela, alors inconnu des touristes. Guidé par un ami franco-vénézuélien, nous côtoyons les populations de la mer des Caraïbes, des llanos, des Andes et de l’Amazonas. La rencontre de deux tribus indiennes, la découverte du fleuve Orénoque, de la selva, et d’une faune exotique omniprésente me marquent beaucoup.  

A Pâques 1992, répondant avec deux amis à l’appel d’Eric Pétetin, rencontré à Paris, nous nous rendons quelques jours en vallée d’Aspe. Subjugué par sa beauté, sous la neige et la pluie froide, je décide de rejoindre les opposants au grand projet du tunnel du Somport. L’Ours, seigneur des Pyrénées de François Merlet, que je lis avec ferveur à la bibliothèque de La Villette en juillet 1992, décide aussi de mon départ pour les Pyrénées. A la fin de l’année 1992, je refuse une offre de service civil dans une grande entreprise parisienne, sur un poste « environnemental ». De mars 1993 à septembre 1994, avec le statut d’objecteur de conscience, je deviens permanent de la S.E.P.A.N.S.O.-Béarn et d’un collectif d’associations qui combattent l’axe routier E 7 en vallée d’Aspe.

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Etsaut (E. Trotobas) [Résolution de l'écran]

 

Installé à Pau, je suis très actif, contribue à maintes actions de terrain, dont la grande manifestation qui réunit 10 000 personnes au col du Somport le 22 mai 1994. Nous travaillons avec S.O.S. Loire Vivante (que je suis allé rencontrer au bord de la Loire, à Serre-de-la-Farre, en novembre 1993, pour leur demander de nouveau du soutien), aidons à structurer les Comités Somport, présents sur toute la France, collaborons avec le mouvement helvétique, l’Initiative des Alpes. J’œuvre également à des procédures juridiques, à des actions de communication et participe activement à la naissance du film, « Aspe, une vallée en sursis », qui nous entraîne, avec le réalisateur, en vallée de la Maurienne pour enquêter sur les ravages causés par le trafic international de transit.




 

J’aide aussi à la libération d’Eric Pétetin, figure emblématique de ce combat écologique. En 1993, je suis le secrétaire de son comité de soutien. Je rencontre dans les Pyrénées, ou ailleurs en France mais aussi en Espagne, en Suisse et en Belgique, une foule de personnes, connues ou non, avec qui nous alertons l’opinion sur les dangers des grands aménagements routiers en montagne.

Bien sûr, je sors beaucoup dans les Pyrénées, les sierras et les steppes aragonaises. Tout en continuant de défendre l’ours et la faune sauvage, à combattre les petits et grands aménagements néfastes dans les Pyrénées occidentales, je reprends des études de droit et assiste un avocat palois pendant trois ans et demi. Je m’occupe d’affaires classiques, des affaires liées au conflit routier en vallée d’Aspe ou d’une grande affaire pénale devant la cour d’assises de Pau. 


En janvier 1999, je rencontre François Terrasson, Pierre Hainard, Simon Charbonneau, Daniel Cérézuelle à l’occasion d’un forum sur les éveilleurs de la pensée écologique organisée par la revue Le Recours aux forêts. Au mois de mai, nous organisons avec quelques amis un concert de la chanteuse Marilis Orionaa, venue soutenir le mouvement d’opposition aux travaux routiers en vallée d’Aspe.


La même année, désireux de connaître la Yougoslavie qui a été agressée et bombardée au printemps, touché par le roman Migrations de Miloch Tsernianski, je me rends, seul, à Belgrade, sous embargo, pour y fêter mes 30 ans. Cloué par une grippe carabinée, je renonce à aller aux Sables de Deliblat, qui m’attirent depuis la lecture des Mammifères sauvages d’Europe.


Aragon, mai 2005, J.M. Fourcade 5 [Résolution de l'écran]

 

En septembre 2000, nous créons avec des amis le Groupe ornithologique des Pyrénées et de l’Adour (G.O.P.A.) et une revue, Le Casseur d’os, imprimée comme un livre et seule à paraître régulièrement dans tout le grand Sud-Ouest. J’écris plusieurs articles pour notre revue et suis élu secrétaire puis président du groupe, avant de passer la main en 2008.

 



 

A la Toussaint 2001, poussé par deux amis, Stéphane Hommeau et Dominique Boyer, je rencontre au festival de Ménigoute l’éditeur Jacques Hesse, à qui je donne à lire un article paru dans Le Casseur d’os : « Le paradis des grandes chasses pyrénéennes de Robert Hainard ». Il accepte mon projet d’un livre illustré relatant la longue quête du gypaète barbu de Robert Hainard. C’est ainsi que je rencontre ou reprend contact avec tous les témoins de cette longue quête du gypaète, tout d’abord Jean-François et Michel Terrasse et Yves Boudoint. A Genève, je mène un séjour très riche de rencontres. Accueilli à l’Atelier Hainard, je le suis aussi chez Jacques Burnier, très vieil ami de Robert Hainard, qui m’ouvre ses carnets extraordinaires et ses albums de photographies de leurs séjours pyrénéens. Je rencontre également Paul Géroudet qui me fait aussi découvrir ses carnets et me parle longuement. Le cercle rouge, Voyages naturalistes de Robert Hainard dans les Pyrénées, paraît au mois de novembre 2002. Je le dédie à Jacques Fourquet, décédé quelques mois plus tôt, et à Jacques Burnier qui s’éteint après la parution du livre.

 

 

 

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Depuis ma rencontre avec Jacques Hesse, un projet de biographie de Robert Hainard est en germe. Je multiplie les affûts dans les Pyrénées ou en Espagne, voit, magnifiquement, ma première loutre, et commence à connaître les loups sur leur terrain, sans encore les voir. A Toussaint de l’année 2004, je démarre mon travail biographique et travaille très intensément durant presque deux ans. Je séjourne trois mois en Suisse (Genève, Jura, Valais, Gruyère), accueilli et soutenu par Pierre et Marie Hainard et Isabelle Amoudruz, à Bernex, dans l’Atelier Hainard, où j’explore l’œuvre ici rassemblée, les archives et l’immense correspondance de l’artiste. Je suis également accueilli par d’autres proches du couple Hainard.

 

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Je décide également de passer un mois en Slovénie au début de l’été 2005 afin de rencontrer un ami très proche de Robert Hainard, Andrej Joupantchitch, qui m’accueille avec sa femme à Ljubljana, et m’ouvre aussi les lettres de l’artiste. Je passe de longues journées dans la grande sylve, j’y dors seul, ou accompagné d’amis, à la belle étoile, et ressens comme jamais les bienfaits, la puissance et la souveraineté de la forêt. Je fais là quantité d’observations et vois mes premiers ours, tout en apprenant énormément sur le roi de la forêt qui vit littéralement à nos côtés pendant tout le séjour. Je commence aussi lors de ce séjour une série de rencontres avec des forestiers, des chasseurs, des artistes, des habitants, qui me parlent de leur pays, de leurs rapports avec la nature et les ours.

Enfin, je me renseigne beaucoup sur l’art paléolithique, qui fascinait Hainard, visite ma première grotte ornée, celle de Niaux en Ariège, où je vis une saisissante expérience en admirant les bisons, chevaux, bouquetins et cerfs peints par les Magdaléniennes dans le Salon Noir.
Ce travail d’immersion et d’imprégnation se révèlera capital dans le processus biographique, pour moi qui n’ai pas connu Robert Hainard.

En France et en Suisse, je rencontre ou entre en relation avec des dizaines de personnes qui me confient leurs souvenirs et impressions, et m’ouvrent les lettres de Robert Hainard, me permettant de croiser les correspondances.


La biographie Robert Hainard, Chasseur au crayon paraît aux éditions Hesse - Fondation Hainard au mois de septembre 2006, à l’occasion du centenaire de l’artiste et d’une superbe et grande exposition de ses œuvres à Ménigoute (Deux-Sèvres). Sitôt le vernissage passé, je rejoins des amis ornithologues et découvre Ouessant. Outre ses paysages, ses oiseaux migrateurs, ses atmosphères marines, l’île me surprend par sa fragilité dans un monde qui ne cesse de se rétrécir.

 

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Source : buvettedesalpages.be

 

La fin lamentable du vieil ours Papillon, à l’été 2004, puis celle de l’ourse Cannelle, qui signe la fin d’une lignée immémoriale d’ours dans les Pyrénées, le 1er novembre de la même année, me révoltent. Je reprends la plume en défense des ours, après un premier article de 1999, et publie plusieurs contributions dans Le Casseur d’os, La Gazette des grands prédateurs, Immédiatement ! et Jibrile (revues politiques et littéraires) ou encore sur le blog de « La Buvette des alpages », entre 2004 et 2006.


Par deux fois, en septembre 2005 et en avril 2006, je rencontre François Merlet dans sa retraite girondine, avec qui je corresponds irrégulièrement depuis quelques années. Nous revenons, mes amis et moi, très émus, préparons une rencontre plus longue, qui n’aura jamais lieu, puisque François Merlet décède subitement au début de juillet 2006.

 

A l’automne 2006, les éditions Le Grand Souffle font paraître Enquête sur la littérature, un travail étalé sur près de trois ans, auprès d’une centaine d’auteurs, et mené avec l’écrivain Arnaud Bordes et Serge Takvorian. Depuis l’année 2001, je rencontre des écrivains, notamment édités par L’Age d’Homme. J’écris quelques articles pour deux revues politiques et littéraires, Cancer ! et Jibrile, ainsi qu’un court texte dans l’ouvrage collectif Têtes de Turc, paru à L’Age d’Homme en février 2002. Grâce à Arnaud Bordes, je découvre également à cette époque des pans inconnus de la littérature.

 

En février 2007, avec deux amis, je vois mes premiers loups dans le nord-ouest de l’Espagne, là où je les avais manqués trois ans plus tôt. Une ultime observation à l’aube d’un couple de loups, dans les blés en herbe de Castille, nous saisit par sa sublime beauté. En mars, grâce à Loïc Coat, j’entends mon premier lynx, sous un quart de lune, quelque part en Jura.

 

A la fin mai 2007, je pars, seul, pour quarante jours, dans les Balkans, par les cars et trains internationaux. Je m’immerge de nouveau dans les forêts du sud de la Slovénie, où je suis rejoint pour quelques jours par un ami, Grégory et sa fille. A 10 ans, elle voit ses premiers ours et marche dans la forêt primaire.

 

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Je retrouve Belgrade, part pour la Serbie profonde des monastères orthodoxes, et pousse jusqu’à Sofia, puis au cœur des Rhodopes centraux. Ici, à la frontière de la Bulgarie et de la Grèce, je recherche l’ours et suis logé au sein d’une communauté paysanne. Dans ces trois pays, je fais de nombreuses rencontres dans les milieux artistique, culturel, scientifique et même politique. Je me « balkanise » un peu et digère encore un séjour qui fut très dense en observations et émotions.

 

A l’automne de la même année, je suis embauché comme chargé de mission « Ours » de l’association Ferus (à noter que je ne suis plus chargé de mission « ours » de Ferus depuis le 14 avril 2009, et que je n’entretiens plus aucun rapport avec ce groupe). Je mène alors un long travail de recherche (consultation d’archives, nombreuses rencontres, dont celle de Claude Dendaletche) et de terrain, notamment dans les Asturies et en Italie du Nord, qui aboutit à la publication du « Bilan à mi parcours du Plan de restauration de l’ours dans les Pyrénées », et à la publication, sous une forme provisoire, d’un rapport personnel de près de 150 pages. A l’été 2008, pour trois mois, je suis responsable sur le terrain dans les Pyrénées (d’Aspe à l’Ariège orientale), avec Marie Coquet, alors bénévole, de la première session de « Parole d’ours », programme d’éco volontariat, qui se révèle être un succès.

 

A l’automne 2008, mon essai et récit, Le Cantique de l’ours, Petit plaidoyer pour le frère sauvage de l’homme est publié aux éditions Transboréal.

 

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Les éditions Hesse - Fondation Hainard, font paraître à la même époque Les Forêts sauvages de Robert Hainard, recueil dont j’ai préparé en grande partie la trame. Ce livre paraît pour le grand colloque « Biodiversité, Naturalité, Humanité » de Chambéry, où je retrouve le groupe « Forêts sauvages » dont je fais partie depuis le printemps 2008.

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Quelques semaines plus tôt, accompagnés d’amis, Marie voit et entend magnifiquement ses premiers loups en Espagne du Nord-Ouest. Après quatre séjours lupins, je suis toujours plus fasciné par cet animal, son intelligence, son chant sublime, sa capacité à survivre dans un monde hostile.

 Au tout début de l’hiver 2008-2009, nous emménageons avec ma compagne, Marie dans un hameau de la montagne de Bigorre.

Au printemps, Marie voit avec moi ses premiers ours, ressent la peur naturelle de vivre au contact immédiat de ces bêtes, et découvre une forêt sans âge.

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Nous déménageons vers un petit village de la moyenne montagne béarnaise en septembre 2009. C’est là, face aux premiers sommets de la chaîne, que nous avons créé et animons ARTZAMENDI - Nature, Sauvage et Civilisation, une structure professionnelle indépendante consacrée à la réconciliation des hommes et de la nature.


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Clichés :  Grégory Carbonnaux, Stéphan Carbonnaux, Marie Carbonnaux, David Cressin, Marie-Madeleine Defago-Paroz, Jean-Marc Fourcade, Claude Gamby, Christophe Jodon,  Pascal Jodon,  Jean-Louis Massuelle, Emmanuel Trotobas

 

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